Entreprise
Le Transporteur du Pauvre (www.letransporteurdupauvre.fr)

Salah - Transporteur du Pauvre

Pour notre 3ème entretien, nous retrouvons Salah, qui a créé Le Transporteur du Pauvre, une entreprise de déménagement pas comme les autres.

Créativité, enthousiasme, goût du contact et retroussage de manches sont ses maîtres-mots.

Entretien

Salut Salah, raconte-nous un peu qui tu es, d'où tu viens, quelles sont tes passions ?

Je suis le créateur et gérant du TDP depuis janvier 2015. Je suis un vrai Parisien comme on n'en fait plus : un gros râleur qui marche vite et qui pousse tout le monde dans le métro !

J'approche à grands pas, et sans m'en rendre compte, de la trentaine ! J'ai mille et une passions, mais ce que j'aime le plus c'est la stratégie, le management, gérer, développer, créer, mais pas que dans l'entrepreneuriat : dans tout ou presque !

Il faut que je sois en mesure de créer un truc, peu importe ce truc. J'aime partir de rien et devoir trouver des solutions, planifier, anticiper. Ce n'est pas pour rien que je suis fan d'Arsène Wenger, de Napoléon ou encore de Xavier Niel, ces autodidactes qui réussissent en sortant de nulle part. Cela me parle énormément, peu importe le domaine.

Le Transporteur du Pauvre, c'est toi. Mais… c'est quoi ?

C'est une société qui à été créée dans le but de rendre plus accessible le transport et le déménagement en France avec un seul et unique fondement de base : le collaboratif.

J'insiste sur le mot « collaboratif ».

Aujourd'hui beaucoup de sociétés parlent de collaboratif et de participatif. Mais c'est souvent juste une mode ou une façon de se servir un peu de cette « hype » parce que c'est dans l'air du temps.

Aucune vraie formule collaborative n'est proposée, à mon sens, sur le marché. A ce jour, les nouvelles startups qui se créent dans notre secteur privilégient plus le modèle Uber, avec de la mise en relation. C'est dommage, l'aspect humain est négligé très rapidement dans ces schémas. On peut dire ce qu'on veut…

Qu'est ce que tu faisais avant et d'où t'es venue cette idée ?

Juste avant le TDP, je travaillais dans les Hauts-de-Seine (92) avec des personnes handicapées, dans une structure spécialisée et adaptée à leurs complications. C'était sympa, enrichissant et puis humainement tu relativises vraiment. Mais je savais que j'allais pas rester, j'ai trop d'ambition pour faire le 8-16h. Ce n'est pas dans mes gènes.

C'est pour cela qu'avant de lancer le TDP, j'ai fait 150 boulots : serveur, facteur, vendeur, j'ai travaillé aux renseignement généraux, dans une banque ou encore dans la téléphonie. Je ne peux pas me stabiliser dans le salariat et lorsqu'on a un Bac+5, c'est la même chose : on se rend vite compte que notre créativité est limitée et, pour moi, c'est inconcevable de vivre de la sorte.

L'idée du TDP m'est venue alors que j'étais à Londres. J'ai rencontré un gars qui faisait plus ou moins la même chose, mais de manière ponctuelle et bénévole pour les gens de son district. J'ai aimé cette démarche, et j'ai naturellement fait une comparaison avec la France. Je me suis rendu compte qu'il fallait lancer des actions dans ce sens, vu l'état du marché et le peu d'offres proposées. Alors je suis revenu à Paris et je me suis lancé tout seul, sans rien : pas de camion, pas d'argent et encore moins de soutien !

Qu'est-ce qui te plaît par-dessus tout dans ton activité ?

Le contact avec les clients, le fait de pouvoir dialoguer directement avec eux et entrer dans leur monde. Parce qu'il ne faut pas oublier une chose : vous allez chez ces gens, vous entrez dans leur intimité le temps d'un instant et manipulez leurs affaires, leur vie, un peu, aussi. C'est enrichissant, chacun a sa façon de penser et on le sent, on le voit quand on arrive chez les gens.

D'où je viens, il y a un proverbe qui dit : « Regarde ce qu'il y a chez les gens et comment c'est, ainsi tu sauras à peu de choses près qui ils sont ». On a un milliard d'anecdotes à ce sujet. C'est assez fun !

Ce que j'aime aussi par-dessus tout, c'est le fait d'apporter une solution viable, solide et efficace à des gens qui, de base, n'ont pas les moyens pour cela. C'est comme si mon « objectif de vie » était accompli. Je me sens utile et à ma place.

On leur demande juste de participer un minimum et ça marche ! On crée du lien, en réalité, à travers notre action.

Comment se présente l'avenir pour le TDP ?

Radieux je l'espère ! On est encore en développement. On veut durablement s’installer sur la capitale avec notre concept et la marque TDP, puis on ira sur d'autres villes en France où nous avons déjà des bases et des contacts. On a aussi quelques touches à l'étranger, mais rien de définitif encore. Le truc, c'est qu'on va à notre rythme et qu'on finance tout de notre poche. Je n'ai jamais été attiré par le fait d'aller dans un accélérateur de startup, de faire une levée de fond et de se partager des parts à quinze pour les revendre plus tard. C'est ce qui se produit la plupart du temps.

Je suis un passionné, j'aime ce que je fais.

Quels bons conseils donnerais-tu à Salah s'il devait se lancer aujourd'hui ?

De ne jamais acheter le Peugeot Boxer Phase 2 (je blague) !

D'être patient, de ne jamais se précipiter sur le premier choix, toujours se donner un large choix et après faire le tri, s'il le faut. C'est mieux.

Pour finir, tu utilises Debitoor depuis 1 an et demi : verdict ? :)

J'ai commencé en tant qu'auto-entrepreneur et avant de tomber sur Debitoor, j'ai d'abord testé plein de petits logiciels : ça m'embêtait vite et ce n'était jamais fluide. Vous avez une interface super-simple à utiliser, des rapports simples avec des icônes sympas. C'est facile de naviguer sur votre logiciel. Bravo pour le travail :)

Merci Salah pour toutes tes réponses ! Bonne chance pour la suite !

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