Guide pour les petites entreprises et les micro-entrepreneurs

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Qui sont les micro-entrepreneurs en France ?

La proportion de micro-entrepreneurs est en forte hausse depuis Janvier 2018, une tendance qui se poursuit.

image d'une entrepreneuse gérant sa comptabilité

En 2018, plus de deux créations d’entreprise sur cinq sont des micro-entreprises. En Septembre de la même année la part des micro-entrepreneurs dans le total des entreprises immatriculées a crût de 43,7% soit une augmentation de près de 20% depuis janvier selon les données de l’Insee.

Qu’est-ce qu’une micro-entreprise ?

La micro-entreprise est un régime fiscale destiné aux entreprises individuelles. Le chef d'entreprise est responsable de ses actes professionnels et agit avec une responsabilité illimitée. C’est-à-dire qu’il engage son patrimoine personnel et professionnel. Il existe toutefois certains recours pour limiter sa responsabilité.

Le nombre de micro-entrepreneurs a-t-il augmenté ces dernières années ?

Le nombre de travailleurs indépendants à fortement augmenté ces derniers mois mais c’est une tendance que l’on observe que récemment. En effet, si l’on remonte aux premières fortes variations du nombre d’indépendants, nous devons remonter aux années 70, où leur nombre à très fortement décrut du fait de l’essor de la grande distribution et de l’exploitation agricole à grande échelle.

Au fil des années qui ont suivies, une nouvelle génération est née avec l’émergence des plateformes collaboratives développées avec l’apparition des nouvelles technologies. Si les indépendants ont le vent en poupe, c'est aussi à cause des effets de la crise, qui a incité les français à créer leurs propres emplois et l’apparition du statut d’auto-entrepreneur en 2009 et de son régime simplifié. Avec un régime fiscale simplifié, ce dernier a également permit à ces structures d'être plus pérennes.

De plus, depuis la nouvelle loi de finance de 2018, le seuil de chiffre d'affaires pour bénéficier du statut a doublé depuis Janvier. Ce qui explique aussi le gonflement du nombre de micro-entreprises depuis le début d’année.

Que font les micro-entrepreneurs en France ?

Les micro-entreprises desservent généralement un marché de proximité qu’il s’agisse de services aux particuliers, tels que la santé, l’enseignement, ou au secteur privé, incluant les professions libérales.
Pour donner quelques chiffres, sur les douze derniers mois, on ressence quelques secteurs qui se démarquent. Ces derniers sont, pour le premier, le transport et l'entreposage, soit 33 % des créations. 22% sont couverts par les activités immobilières et 18% par le conseil aux entreprises, complétant le top 3.

Ils sont néanmoins aussi très présents dans le commerce de détail et le e-commerce, ainsi que dans les secteurs de la traduction, la communication, du design et autres secteurs créatifs. De plus, une préférence est accordée aux activités qui ne requiert pas nécessairement la location de bureaux.

Enfin, la qualité de micro-entrepreneur ne permet pas d’exercer certaines activités rattachées à des régimes sociaux spécifiques tel que la MSA (Mutualité sociale agricole), les professions libérales, ou celles rémunérées par les droits d’auteur et certaines activités immobilières relevant de la TVA immobilière. Un agent immobilier ne pourra en aucun cas profité du régime de la micro-entreprise.

Homme ou femme, âge, qui sont-ils ?

En 2017, les micro-entreprises se composait d’un public assez mixte avec 40% de femmes à la tête de ces dernières. C’est plus que pour le reste des non-salariées. Les chefs de ces entreprises sont aussi plus jeunes, ils/ elles ont en moyennes 38 ans et 60 % d'entre eux sont économiquement actifs et peuvent vivre du chiffre d'affaires qu'ils génèrent. Il peut aussi s'agir d'un revenu complémentaire.

Les micro-entrepreneurs sont-ils de bons employeurs ?

De manière général, le salarié d’une micro-entreprise bénéficie des mêmes droits et de la même protection sociale que tout autre salarié. Toutefois, il est déconseillé aux micro-entrepreneurs de se lancer dans une activité qui requiert des salariés car l’impôt et les cotisations sont calculés sur le chiffre d'affaires, sans qu’il n’y ai la possibilité de déduire les coûts salariaux.

L’entreprise peut aussi recruter des auto-entrepreneurs mais dans ce cas, il ne doit pas s’agir de salariat déguisé, c’est-à-dire que l’auto-entrepreneur doit conserver son indépendance et ne pas être soumit à un lien de subordination juridique. Dans ce cas, il pourrait s'agir d’un abus de l’employeur à essayer de contourner le code du travail.


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